Né à Alexandrie, en Égypte, le 3 mai 1934, de parents juifs grecs originaires de l’île de Corfou, il grandit dans un environnement multiculturel (juif, grec, italien, arabe, français) et se passionne vite pour la littérature et la chanson française (et notamment Édith Piaf).Venu à Paris en 1951, il exerce la profession de journaliste, puis de barman dans un piano-bar, ce qui l’amène à fréquenter des personnalités du monde musical de l’époque. Il entend ainsi Georges Brassens se produire un soir, et c’est pour lui une révélation. Il n’aura de cesse par la suite de faire référence à son maître, allant jusqu’à adopter son prénom en son hommage. En 1958, il rencontre Édith Piaf, pour qui il écrira une de ses chansons les plus connues, Milord. Il aura avec la grande dame une relation fougueuse mais courte. Tout au long des années 1960, il se positionne comme un compositeur parolier pour les grands noms de la chanson française comme Yves Montand, Barbara et surtout Serge Reggiani. Il crée alors des chansons qui resteront parmi ses plus grand succès: Sarah, Ma Solitude, Joseph et Ma Liberté ou encore La longue dame brune qu’il interprète alors en duo avec Barbara. Sa devise est : l’homme descend du songe.En 1968, il écrit, compose et interprète Le Métèque, une ballade romantique qui parle d’un étranger un peu éthéré, doux rêveur, sans attache.C’est un grand succès international qui marque un nouveau début de sa carrière d’artiste. En janvier 1970, il fait son premier grand concert en vedette à Bobino. On découvre alors un artiste qui privilégie une ambiance chaleureuse, de proximité avec son public.Pendant les trois décennies suivantes, il parcourt le monde pour se produire mais surtout pour trouver de nouvelles inspirations. Ses disques se succèdent et ne se ressemblent pas. Ce musicien prolifique continue sa route, trouvant dans les tournées suivant les sorties de ses nouveaux albums le prétexte pour rencontrer une nouvelle fois son public.
février 13, 2008
février 12, 2008
L’ile Saint Louis : chanson de Léo Ferré
L’île Saint-Louis
by Léo Ferré
L'île Saint-Louis en ayant marre
D'être à côté de la Cité
Un jour a rompu ses amarres
Elle avait soif de liberté
Avec ses joies, avec ses peines
Qui s'en allaient au fil de l'eau
On la vit descendre la Seine
Ell' se prenait pour un bateau.
Quand on est une île
On reste tranquille
Au cœur de la ville
C'est ce que l'on dit,
Mais un jour arrive
On quitte la rive
En douce on s'esquive
Pour voir du pays.
{Refrain:}
Pour les îles sages
Point de grands voyages
Point de grands voyages
Tra la la,
Les livres d'images
Tra la la,
Se font à Paris
Tra la la la la,
Se font à Paris.
De la Mer Noire à la Mer Rouge
Des îles blanches, aux îles d'or
Vers l'horizon où rien ne bouge
Point n'a trouvé l'île au trésor,
Mais tout au bout de son voyage
Dans un endroit peu fréquenté
On lui raconta le naufrage
L'île au trésor s'était noyée.
Quand on est une île
On vogue tranquille
Trop loin de la ville
Malgré c'que l'on dit,
Mais un jour arrive
Où l'âme en dérive,
On songe à la rive
Du bon vieux Paris
{Refrain}
L'Ile Saint-Louis a de la peine
Du pôle Sud au pôle Nord
L'océan ne vaut pas la Seine
Le large ne vaut pas le port
Si l'on a trop de vague à l'âme
Mourir un peu n'est pas partir
Quand on est île à Notre-Dame
On prend le temps de réfléchir.
Quand on est une île
On reste tranquille
Au cœur de la ville
Moi je vous le dit,
Pour les îles sages
Point de grands voyages
Les livres d'images
Se font à Paris