Hotel ile Saint Louis Paris

février 13, 2008

L’ile Saint Louis, livre d’art par Béatrice de Andia et Nicolas Courtin

L'ILE SAINT LOUIS, Beatrice De AndiaL’ILE SAINT LOUIS

  • Auteur(s) : Beatrice De Andia, Nicolas Courtin
  • Éditeur : A.A.V.P. (Action Artistique de la Ville de Paris)
  • Collection : PARIS ET SON PATRIMOINE
  • Genre : BEAUX ARTS – BEAUX LIVRES
  • Présentation : Relié

Prix : 41,80€

Ce très beau livre, bien documenté sur l’ile saint louis, qui sait vous ouvrir les portes des hôtels historiques de ce quartier au sud du Marais, n’est plusdisponible en librairie. Mais justement, l’ile Saint Louis se trouve à quelques mètres des bouquinistes, une bonne occasion de se promener et de le leur demander.

Ile Saint Louis : Camille Claudel y vécut

Camille Claudel est née à Fère-en-Tardenois (Aisne) le 8 décembre 1864, de Louis-Prosper Claudel, fonctionnaire des impôts, et de Louise-Athanaïse Cerveaux, fille du médecin et nièce du prêtre du village. Après la disparition de Charles-Henri (né en août 1863), le premier fils du couple, mort en bas âge, Camille devient l’ainée d’une famille qui comptera deux autres naissances.

Par la suite, le couple s’installe à Villeneuve-sur-Fère en Champagne, Camille y passe son enfance entourée de sa sœur Louise , née en février 1866 et de son jeune frère Paul, né en août 1868.

Dès l’enfance, Camille est passionnée par la sculpture et s’initie sur de la glaise. Appuyée constamment par son père qui prend conseil auprès d’Alfred Boucher, Camille rencontre toutefois les réticences de sa mère concernant son choix d’une vie vouée à l’art.

Camille persuade sa famille d’emménager à Paris en 1882, à l’exception de son père retenu par ses obligations professionnelles, afin de perfectionner son art auprès des maîtres.

Elle suit, tout d’abord, des cours à l’Académie Colarossi. Par la suite, elle loue un atelier avec des étudiantes anglaises dont Jessie Lipscomb avec qui elle se liera d’une profonde amitié. Elle a d’abord étudié avec Alfred Boucher, puis, lorsque celui-ci gagne le Prix de Rome et s’installe à la Villa Médicis, avec Auguste Rodin dont elle devient une des collaboratrices, notamment auprès d’une œuvre monumentale telle que « la Porte de l’enfer ». Peu à peu leur relation mue, au point que d’apprentie elle devient sa maîtresse, alors qu’il vit avec Rose Beuret.

Elle sert aussi de modèle à Rodin, lui inspirant des œuvres comme la Danaïde, Fugit Amor… Tous deux vivront bientôt une passion stimulante mais orageuse dans laquelle s’entremêlera l’art des deux artistes, au point que l’art de Camille est considéré comme celui de Rodin. Mais, comme le notera Paul Claudel en parlant de sa sœur: « Ce n’est plus du Rodin ».

Œuvres

La Valse (bronze)

La Valse (bronze)

Camille Claudel est considérée aujourd’hui comme une artiste majeure de la fin du XIXe siècle, « artiste en phase avec l’art de son temps »

Au Musée Rodin, à Paris, une partie de ses sculptures est exposée dans une salle qui lui est consacrée.

  • L’Âge Mûr (1re version en plâtre, 2e version en bronze.)
  • La Petite Châtelaine (marbre)
  • Pensée (marbre)
  • Paul Claudel à trente-sept ans (bronze)
  • L’Implorante (réduction, bronze)
  • Clotho (plâtre)
  • Les Causeuses (version en plâtre, version en onyx, version en bronze)
  • La Valse (bronze)
  • Buste de Rodin (version en plâtre, version en bronze)
  • Vertumne et Pomone (marbre)
  • La Vague (onyx et bronze)
  • Profonde Pensée (bronze)
  • Profonde Pensée (marbre)
  • La jeune fille à la gerbe (bronze)
  • Le Sakountala (glaise)
  • L’Abandon (bronze)
  • La Niobide blessée (bronze)
  • Jeune femme aux yeux clos (argile ?)

Un hotel d’art Ile Saint Louis

février 12, 2008

Ile Saint Louis : roman de SOFIA ROMANOWICZ

ILE SAINT LOUIS
Marie, une femme solitaire elle est coiffeuse et elle vit dans l’Ile saint Louis, à Paris.. Atteinte de narcolepsie (maladie qui la fait sombrer rapidement dans le sommeil) mais car il y a un mais d’importance, elle se prénommerait Maria et aurait usurpé une identité ; son prénom Maria, indique qu’elle est polonaise et qu’elle aurait, adolescente, appartenu à un réseau de résistance et surtout que lors d’interrogatoire musclé elle aurait donné des noms, celui de son père d’abord mais aussi celui de deux amis Andrezej et Halim « elle achetait des journaux, ( …) (…) pauvres polonais, vaillants polonais ; elle ne comprenait pas, bien qu’ayant l’impression de sentir ce qui se passait ; Un rideau de fer traversait sa vie et un courant pareil aux rivières qui prennent leur source d’un côté d’une frontière et coulent de l’autre en passant sous les barrières et les barbelés, resurgit brusque- —ment en elle. Mais Maria à été déportée, comme son père qui lui y est mort. Et elle au camp elle se lie d’amitié avec une jeune française qui lui vante les mérites de Royan, mais qui va mourir sous ses yeux juste avant de lui demander d’aller en France décrire à sa mère ses derniers instants. Après la guerre Maria arrive à Royan, les bombardements ont tout détruit, plus de trace de la mère et ainsi naît en elle l’idée de prendre la place de la disparue. » Elle avait acquis un métier et un travail stables et ne pouvait se permettre un mode de vie trop libre. Les années et les décennies passent. Et marie vit avec ses cauchemars, ses rêves mais à Paris dans l’Ile –saint- Louis, quand elle rencontre un homme homme blond et charmant qui l’entraîne dans une auberge et au lieu du Christophe attendu elle reconnaît Andrezej qu’elle avait dénoncé, alors qu’elle était torturée dans les camps et qu’elle croyait mort. » Quel dommage de ne pas s’être confiée à elle et d’avoir tout avoué lorsque’ elles s’étaient trouvées côte à côte appuyées au parapet du pont » Mais qui est-il cet Andrezej, Est-il vraiment cet jeune homme qu’elle a dénoncé des années plus tôt sous les douleurs de la torture et qui avait connu Maria alors qu’elle encore qu’une jeune fille. Où peut être est ce un problème de la maladie hallucinante ? -il« ce n’était pas à elle à juger de l’extérieur, d’autant que maintenant, après tant d’années- et qu’elles années n’y avait plus ni haut ni bas « . Dans ce roman la part de rêve et de cauchemar se mêle au passé et au présent et à la folie hallucinatoire, à la maladie et peut être au dédoublement de la personnalité ; et qui est- il cet homme ? Andresej, s’agit il vraiment du même garçon que Marie a connu et dénoncé ? Où s’agit il d’un désir hallucinatoire.ll reste que ce roman est digne d’intérêt mais surtout qu’il est écrit d’une écriture rare et très élégante ? Le talent de Zofia Romaniwicz y prend la plus grand part mais la traduction d’Erik Veaux n’y est pas étrangère ; mais il est là un très grand roman de la rentrée, roman qui laissera peu de gens indifferent compte tenu de sa rare élégance.
« ILE SAINT LOUIS » SOFIA ROMANOWICZ- EDITIONS DU ROCHER- 261pages- 20 Euros – Zofia Romanowicz est née en Pologne en 1922. Arrêtée pour fait de résistance en 1941,elle a été déportée aux Camps de Ravensbrück puis de Neu Roblau d’où elle sortira en mai 1945. Arrivée à Paris en 1946, elle fonde avec son mari la librairie Libella puis la galerie Lambert, rue saint-Louis-en-l’ïle. Elle a publié en polonais douze romans ainsi que de nombreux poèmes, articles et récits, “Ile saint Louis” est son troisième livre traduit en français. Zofia Romanowicz a reçu le « Prix 2000 de la Littérature polonaise Elle est l’auteur de deux roman « Le Passage de la Mer rouge »(Seuil) et « Le Chandail » (seuil).

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