Hotel ile Saint Louis Paris

avril 26, 2008

Histoire de l’Eglise Saint Louis en l’Ile (2e partie)

Classé dans : Ile Saint louis : hotels historiques — Paul @ 6:36

Hotel Romantique Paris

(2e partie)
Gabriel Le Duc, collaborateur de Le Muet au Val-de-Grâce, reprendra le chantier à sa mort, en 1670. Il achèvera le choeur et le transept reliés à l’ancienne chapelle conservée à titre provisoire, qui s’effondrera à la suite d’un orage en février 1701. L’architecte dessinera les plans de la nouvelle nef qui sera construite par son successeur, Jacques Doucet, en 1723. Jean-Baptiste de Champaigne, marguillier et neveu de Philippe, semble avoir assurer la décoration intérieur de l’édifice. Consacrée en 1726, l’église sera dépouillée à partir de 1791. Vendue comme bien national en 1798, elle sera rendue au culte qu’en 1817 par la ville de Paris. L’abbé Bossuet, curé de la paroisse entre 1864 et 1881, entreprendra un important programme de restauration et procédera à l’acquisition de nombreuses oeuvres d’art. La ville de Paris commandera vingt-huit tableaux destinés au décor des chapelles latérales. Le buffet d’orgue, financé par Bossuet en 1888, sera complété en 1923. Aujourd’hui déposé, il sera remplacé par un nouvel instrument en 2004.

avril 25, 2008

Histoire de l’Eglise Saint Louis en Ile (1er partie)

Hotel en Ile Saint Louis

Première partie de l’histoire de l’Eglise Saint Louis en l’Ile
La première chapelle de l’Ile Saint-Louis ne sera construite qu’en 1622. Dédiée à l’origine à Notre-Dame de l’Isle, puis à saint Louis en 1634, elle servira de salle de réunion et de bureau de charité à saint Vincent de Paul. La signature du marché pour la construction d’une nouvelle église décidée en 1642 et conçue par François Le Vau, frère cadet de Louis Le Vau, n’interviendra qu’en 1656. Retardé pour des raisons financières, le chantier débutera en 1664, date à laquelle Monseigneur de Péréfixe de Beaumont, archevêque de Paris, posera la première pierre. Une expertise conduite en 1675 par les architectes Daniel Gittard et Libéral Bruand, critiquera le plan de la construction et mettra en doute de la solidité de l’édifice.

mars 28, 2008

Histoire Hotel Jeu de Paume sur l’ile Saint Louis

Au cœur de l’île Saint Louis, là où la Seine se divise en deux bras, figurait une série d’îles baptisées Cité, Saint Louis et Louvier.
Au XII siècle, la plus grandes des trois, la Cité, possédait sa cathédrale, son palais de justice et sa Saint Chapelle.
L’organisation administrative tait concentrée sur la rive droite avec son château, le Louvre et ses châtelets, véritables bastions de défense. Un grand roi, Philippe Auguste, décidait de faire fortifier la capitale menacée en permanence par les anglais ou leur associées, les Normands. Tout autour de la ville allaient s’élever des fortifications et désormais on ne pouvait lus entrer dans Paris que par les portes. Sans doute pour des question de sécurité, l’île qui se trouvait a proximité de la cathédrale était tranchée en deux : à l’ouest naissait l’Ile Notre Dame et à l’est l’Ile aux Vaches.
Le tout puissant clergé se déclarait être propriétaire des lieux même s’ils étaient inhabités. A la veille d’un départ pour une croisade, le roi de France pouvait y adouber ses fils. Lorsque Henri IV se fit sacrer en 1594, la capitale tenue jusqu’alors par des Ligueurs était dans un état effroyable. Avec l’aide de Sully installé aux finances, le monarque parvenait à redresser le budget et ordonnait des aménagements importants. Sur la rive gauche était crée une nouvelle voie et à l’extrémité ouest de la cité s’ouvrait une magnifique place où s’installaient orfèvres et autres changeurs.
Toutes deux étaient baptisées Dauphine, référence faite au futur Louis XIII. Quant à Sully, il s’installait à l’Arsenal, en face de l’île Louvier. Des 1604, un autre projet voyait le jour, celui de la Place Royale. Vingt-six aristocrates ou financiers investissaient dans des hôtels particuliers construits en briques et moellons, offrant au site une unité architecturale particulièrement réussie.
Suite de l’histoire à lire …

mars 10, 2008

Hotel du Jeu de Paume sur une ile historique

Louis IX de France, plus connu sous le nom de Saint Louis, est né le 25 avril 1214 à Poissy, et mort le 25 août 1270 à Tunis. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.
Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme “le justicier suprême”.
Il est le fils de Louis VIII dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252).

Saint Louis n’a que 12 ans quand il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims. La régence est assurée par sa mère, Blanche de Castille. En 1234, elle organise le mariage de Saint Louis avec Marguerite, la fille du comte Raimond Bérenger IV de saint-louis-jeu-de-paume.jpgProvence espérant ainsi agréger le comté de Provence au royaume de France, puisque le comte de Provence a quatre filles. Saint Louis prend effectivement le pouvoir à partir de 1241. Il investit son frère Alphonse du comté de Poitiers afin de contraindre la noblesse poitevine à rendre hommage.

Réputé pour sa piété, Saint Louis se taille, grâce aux croisades, une réputation de roi diplomate et juriste dans toute l’Europe. Les royaumes font appel à sa sagesse dans les affaires complexes.

Les villes de Saint-Louis-de-France au Québec, Saint Louis aux États-Unis et le lac Saint-Louis au Québec ont été nommés en mémoire de Louis IX de France. La ville de Saint-Louis du Sénégal est également dédiée à ce roi, ainsi que la Mission San Luis Rey de Francia en Californie, États-Unis. Les villes de Saint-Louis du Nord, Saint-Louis du Sud en Haiti sont dédiées à Saint Louis, Roi de France. Et bien sûr l’Ile Saint Louis à Paris, sur laquelle se situe l’hôtel du Jeu de Paume.

Jeu de Paume, un hôtel romantique sur l’Ile Saint Louis

mars 3, 2008

Baudelaire et sa muse habitaient l’Ile Saint Louis

Charles Baudelaire séjourna sur l’Ile Saint Louis, non loin de l’Hôtel du Jeu de Paume.

Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 dans la même ville, est un poète français.
Baudelaire se vit reprocher son écriture et le choix de ses sujets. Il ne fut compris que par quelques-uns de ses pairs.
Baudelaire mena une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Celui-ci, jugeant la vie de son beau-fils “scandaleuse”, décida de l’envoyer en voyage vers les Indes, qui pris fin à l’île Maurice en 1841.

Les Fleurs du mal paraissent en 1857 à 500 exemplaires. Le recueil sera poursuivi en 1857 pour « offense à la morale religieuse » et « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Seul ce dernier chef d’inculpation condamnera Baudelaire à une forte amende de 300 francs, qui fut réduite à 50 francs, suite à une intervention de l’impératrice Eugénie.

baudelaire.jpg

Il meurt à Paris de la syphilis le 31 août 1867, sans avoir pu réaliser le projet d’une édition définitive, comme il la souhaitait, des “Fleurs du Mal”, travail de toute une vie. Il est enterré au cimetière du Montparnasse (6e division), dans la même tombe que son beau-père, le général Aupick, et que sa mère.

La muse connue de Baudelaire s’appele Jeanne Duval mais son nom ainsi que ses origines n’ont jamais pu être déterminés avec assurance. Il l’a pris sous son aile et l’installa dans l’Île Saint-Louis, au 6 rue de La-femme-sans-tête tout près de l’Hôtel Pimodan, Quai d’Anjou, où lui-même habitait.

Hotel du Jeu de Paume aime Charles Baudelaire et la littérature

février 16, 2008

Ile Saint Louis : balade parisienne historique et romantique autour de l’Hôtel du Jeu de Paume

Classé dans : Ile Saint louis : hotels historiques — Paul @ 12:44
Les balades parisiennes de l’Oncle Jérôme – Quatorzième balade  Dans l’Île Saint-Louis
par Michel Ostertag
(extraits des écrits savant, documentés et sympathiques de ce promeneur voyageur érudit)
   – Nous voici, mon cher neveu, pour la dernière fois, dans notre chère île Saint-Louis, à parcourir, cette fois, les petites rues transversales…
– Je pense, mon oncle, que nous allons découvrir des petits trésors historiques de derrière les fagots…
– Comme tu dis, mon neveu ! Nous sommes au début de la rue St-Louis-en-l’Île, à l’entrée de l’hôtel de Lambert, nous pouvons donc commencer par la première rue à notre gauche, la rue de Bretonvilliers qui s’ouvre par un immense porche, vestige du magnifique hôtel de Claude Le Ragois de Bretonvilliers, endroit qui a été évoqué par Tallemant des Réaux en ces termes : « C’est le bâtiment du monde le mieux situé… ». En fait, c’était un palais avec un magnifique jardin en terrasse qui occupait toute la pointe de l’île… Tu imagines, la splendeur que ça devait être ! Il avait été bâti par l’architecte Androuet Du Cerceau, de la célèbre famille d’architectes.

Au n° 3 : Le grand philosophe, historien et critique Hippolyte Taine (1828-1893) habita ici de 1856 à son mariage en 1868. Son appartement se trouvait au 1er étage.
– Il a essayé d’expliquer, se fondant sur un déterminisme strict, les œuvres artistiques ainsi que l’histoire par la triple influence de la race, du milieu géographique et social et l’époque historique à considérer. Par exemple, dans son ouvrage : Les origines de la France contemporaine (1876-1896), il essaya de rechercher les causes de la guerre de 1870 et de la Commune. Il avait succédé à Viollet-le-Duc à la chair d’histoire de l’art à l’école des Beaux-Arts.
– Continuons par la rue Poulletier, qui porte le nom d’un des trois entrepreneurs, avec Christophe Marie et Le Regrattier de la construction de l’île. Cette rue transperce l’île de part en part, en allant du quai d’Anjou au quai de Béthune. Dans cette rue, les numéros pairs et impairs sont fortement décalés.
À l’angle de cette rue et du quai de Béthune, nous retrouvons l’Hôtel Denys Hesselin au n° 24 du quai de Béthune (voir la balade n° 11), avec cette inscription : « Icy s’élevait l’Hôtel Hesselin, prévôt des marchands. Construit en 1642 par Le Vau, architecte du roi. Siège de la Nonciature en 1713. Porte de Hongre. »
Au n° 5, c’est une maison construite par Le Vau qu’il offrit à sa fille, Jeanne, mais en 1763, cette maison fut saisie par le chapitre pour non-paiement du cens. Le cens était une sorte de taxe foncière payable au seigneur.
Au n° 5 bis, maison construite par Le Vau, habitée par le maître d’hôtel du roi. Dans l’écusson au-dessus de la porte d’entrée, on peut lire : « École des Filles de la Charité de la paroisse de Saint-Louis ». C’est d’ici que partaient les sœurs à la cornette amidonnée pour aller soigner et secourir les pauvres de la paroisse. C’est l’œuvre majeure de Saint-Vincent de Paul, représentée dans un film, que tu as dû voir, « Monsieur Vincent », avec Pierre Fresnay… Une plaque précise : Ici le 17 octobre, 1652, St-Vincent de Paul établit les Filles de la charité à St-Louis en l’île.
Il faut dire que dans ces rues transversales, le soleil pointait peu, saleté et misère se côtoyaient et tous ces gens avaient grand besoin de secours.
Au n° 7 : Maison construite par Le Vau père et fils. Aujourd’hui occupée par « La Vigie : Résidence Internationale. »
Au n° 9 : Egalement maison construite par Le Vau père et fils. Cette propriété, en 1671 a été habitée par le cousin germain de Mme de Sévigné. Sous le second Empire, la direction des contributions directes et du cadastre du département de la Seine y avait son siège.
Au n° 10 : Le logement du curé de la paroisse St-Louis en l’île était ici en 1711.
Au n° 20 : École primaire depuis 1894. Portail monumental de style Louis XIV avec un bandeau décoré de deux têtes d’Hercule couvertes d’une peau de lion ; au-dessus se trouve un écusson entouré de palmes dont les armoiries ont disparu. Le portail est classé. Le bâtiment appartenait à l’Hôtel Méliand du quai d’Anjon. Blaise Méliand était procureur général au Parlement.
Au n° 22 : Hôtel Lefevre de la Malmaison, conseiller au Parlement. Il date de 1645.
Ce bâtiment se trouve à l’angle du quai d’Anjou et de la rue Poulletier.
Baudelaire y vécut une année entre 1842 et 1843.
– Ensuite nous avons la rue des Deux-Ponts qui relie, en traversant l’île de part en part, le pont de la Tournelle et le pont Marie ; de plus, cette rue coupe l’île en deux parts égales.
L’auteur du Paysan perverti ou les dangers de la ville, Restif de la Bretonne (1734-1806) habita cette rue. La rue fut élargie en 1930 et toutes les anciennes maisons de numéro pair ont disparu.
Au n° 8 : Bains-douches municipaux. À l’époque d’avant-guerre les tarifs étaient : Plein tarif 0,75. Familles nombreuses : 0,40 F. Militaires : 0,10 F.
Aux n° 10 et 12 : Fondation Fernand Halphen datant de 1926. Sur une plaque on peut lire : À la mémoire des 112 habitants de cette maison dont 40 petits enfants déportés et morts dans les camps Allemands en 1942.
Au n° 21 : Restaurant de viande et poisson « L’îlot vache » dont les vitrines sont remplies de nombreuses figurines bovines.
Au n° 27 : « Pom’Cannelle ». Ici, on déguste les glaces de la maison Berthillon.
– Revenons dans la rue principale pour prendre sur notre gauche, la Rue Budé. Concernant l’origine de cette rue, il y a une anomalie : en effet, le propriétaire du terrain où fut construite la rue avait pour nom Michel Guillaume. On donna son nom à cette rue et cela jusqu’en 1807, date à laquelle on ajouta Budé, nom du célèbre philologue, créateur du Collège de France… Peu après, on supprima la première partie du nom pour ne laisser subsister que Budé, ce qui ne veut strictement rien dire, car l’homme célèbre n’est en aucune façon lié à ce quartier, tandis que l’ancien propriétaire a disparu !
Au n° 1 : Maison natale de Félix d’Arvers, auteur du fameux sonnet. Une plaque en relief montre le poète en buste.
–Tu te souviens du fameux sonnet ? « Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,/ Un amour éternel en un moment conçu : /Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire, /Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su. »
Au n° 9 : Le poète Hongrois Gyula Illyés (1902-1983) a vécu dans cette maison de 1922 à 1926.
– Revenons dans la rue principale pour aller dans la rue Le Regrattier. Cette rue, elle aussi, va d’un bord à l’autre de l’île.
Au n° 1, souvenir de Louis Aragon avec son personnage Aurélien : ici, il rencontrera son grand amour dans le roman « Blanche ou l’oubli ».
Au n° 6 : Maison habitée par Coffinhal depuis 1789 jusqu’à sa mort. Il était procureur au Châtelet avant 1789. Fanatique exalté sous la Révolution, il fut vice-président au Tribunal révolutionnaire à partir de 1793. C’est lui qui aurait décrété, en envoyant Lavoisier à l’échafaud, que la Révolution n’avait pas besoin de savant. Compromis lors de la chute de Robespierre, il se cacha cinq jours et cinq nuits dans les roseaux de l’Ile aux Cygnes. Il fut envoyé à l’échafaud le 18 novembre 1794.
Baudelaire, alors âgé de 22 ans, meubla, en 1843, un petit logement à cette adresse, pour sa maîtresse Jeanne Duval, dite la « Vénus noire ».
Au n° 22 : Maison où naquit Jules Basile, dit Jules Guesde, le 11 novembre 1845. Jules Guesde était un homme politique (1845-1922). En 1879, il introduisit les thèses marxistes au sein du mouvement ouvrier français. Convaincu que la révolution était inévitable, il s’opposa à Jean Jaurès dans la mesure où ce dernier acceptait la collaboration avec les partis bourgeois. Député à partir de 1893. Il accepta, malgré ses idées, un poste de ministre d’Etat de 1914 à 1916.
À l’angle de cette rue et du quai de Bourbon, il y a une statue de Saint-Nicolas « patron des mariniers », statue qui fut décapitée sous la Révolution.
– Sur notre gauche, une fois revenus dans la rue principale, prenons la Rue Boutarel. C’était le nom du propriétaire du terrain, capitaine de la Garde nationale du quartier et teinturier de son état.
Au n° 1, il est indiqué, gravé dans la pierre, que le peintre, graveur et illustrateur André Dignimont a vécu ici de 1927 à sa mort en 1965.
Au n° 3, habita pendant trente ans, Jean Wallon. Il y mourut en 1882. On le trouve dans le personnage de Colline dans le roman de Murger, La Vie de Bohème.
– Et pour terminer notre balade luduvicienne, (tu vois, j’ai retenu ma leçon !) je t’invite à boire un verre dans un de ces bistrots de la rue Jérôme du Bellay.
– Et dans cette rue, que peut-on dire ?
– Rien ! Tu vois que ça existe des rues où il n’y a rien à dire !
– Enfin, une rue où rien ne s’est passé ! Buvons à cela, mon oncle ! Et à nos prochaines découvertes…
– Oui, et comme promis à la dernière balade, nous prendrons la direction de la place de la Bastille…
– Au son du canon ! J’ai hâte de faire vibrer ma corde patriotique !
• Sources :
En plus de mes travaux personnels, j’ai utilisé les ouvrages suivants :
. « Dictionnaire historique des rues de Paris ” de Jacques Hillairet.
. Encyclopédies et dictionnaires divers.
. Le Promeneur de Paris. 10 Promenades de la Rive gauche. Paris musées/ACTES SUD.
Sous la direction de Jérôme Godeau.
Voir le site de Michel Ostertag
Voir le site de l’Hotel du Jeu de Paume

Publié sur WordPress.